Tu veux savoir si on te prend pour un con ?

Pleines d’audaces et d’idées créatives, les publicités pour les conneries applications téléphoniques font la joie des coupures pubs et de la presse papier. Je ne parle pas de ses applications pour smartphone inutiles telles que GPS, logiciel de mail, suivis d’enchères ou autres.
Non, je parle de celle qui, par exemple, te permet de savoir si tu es COCU (au 7 00 00, numéro surtaxé qui va ruiner tes économies).

Apparues telles l’acné sur le visage d’un ado, ces publicités se sont multipliées, démarrant sur les chaines de la TNT qui avaient besoins de sous. Elles ont ensuite progressivement gangrenées les chaines « historiques » en fonction des heures et de la cible visé.
Le concept est toujours le même : on te pose une question existentielle, et forcément, il existe une application qui y répond.

  • Tu veux savoir si ton ex t’aime toujours ?
  • Tu veux savoir si tu es cocu ?
  • Tu veux savoir si entre vous c’est pour durer ?
  • Tu veux une sonnerie ridicule de René la Taupe ?
  • Tu veux un jeu au gameplay programmé en 2h ?

Grâce à ses sociétés qui éditent ces applications, c’est possible. Et quant bien même qu’on nous prenne pour des cons, ça marche. Et ça ne coute presque rien en budget com’. En règle général, on a toujours une image fixe ou une vidéo libre de droits, un texte écrit en gras fluo pour bien voir le N° de téléphone, et enfin un texte défilant rapidement en petit caractères en bas de l’écran concernant les modalités de l’offre.

La vraie question est : comment les acheteurs peuvent-ils croire qu’un SMS répondra réellement à la question ?
Si tu veux savoir si tu es cocu, y’a t’il un type à l’autre bout de la ligne qui va enquêter sur ta femme/ton homme et te répondre dans les 48h ? J’en doute, et pourtant ça marche, comme l’horoscope, puisqu’on voit ces pubs tous les jours, comme au bon vieux temps du minitel. A croire que ces applications sont devenues l’équivalent des 3615 pornos des années 80.

J’en profite donc pour vous présenter l’application que j’ai développé après des mois de dur labeur :

Je finirai en (re)citant Coluche :

Quand on pense qu’il suffirait que les gens ne les achètent pas pour que ça ne se vende plus.

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